festival Bernard Dimey

Site de l’association Bernard Dimey • Nogent  (Haute-Marne)

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           CLIO  

Elle semble tout droit sortie d'un film de Rohmer, auquel elle emprunte la fraîcheur et la délicatesse littéraire. Un premier album plein de charme.

Vous ne le saviez pas ? Vincent Delerm et Alex Beaupain ont une fille. Elle ressemble vaguement à sa grand-mère — Barbara — et à deux de ses cousines un peu perdues de vue, Carla et Berry. La petite se prénomme Clio. Vingt-huit ans, un univers d'éternelle étudiante en lettres, un goût prononcé pour les décors parisiens et pour le cinéma d'auteur... comme ses deux papas. Beaupain cite Pialat, Delerm vénère Truffaut ; elle, c'est Eric Rohmer qu'elle salue dans la plus belle chanson de son disque : « Eric Rohmer est mort, et moi, j'en veux encore »... L'hommage, gracile, sonne si juste qu'il rappelle en effet les films du cinéaste des Contes moraux — Luchini doit cautionner, lui qui apparaît dans un duo bonus. D'autres titres, empreints de la même mélancolie, confirment la subtilité d'une écriture très visuelle, qui suggère le sentiment plutôt qu'elle ne l'assène. A vrai dire, c'est même toute la première moitié du disque que l'on découvre avec bonheur : Haussmann à l'envers, Chamallow's Song, Des équilibristes s'enchaînent comme autant de petites perles, touchantes, littéraires, jamais ampoulées... Dommage que la seconde partie, parsemée de chansons plus ou moins drôles (Simon, Tu peux toujours courir, Le Coiffeur), soit plus anecdotique. Clio chante depuis deux ans seulement. Son premier album ressemble à un fruit beau et goûteux, auquel il manquerait juste un zeste de maturation. Télérama


Elle fut une de nos bonnes surprises de l’an passé : quelques scènes (elle inaugura même les Dimanchanteurs de l’ami Patrick Engel chez le non moins ami Sarcloret à Montreuil) et déjà son nom se véhicula (c’est une Clio !) dans les petites rues de la chanson dans l’attente de voies plus importantes si elle se conduit bien (laissons l’autoroute au tout-roulant, à celles et ceux qui n’ont rien à dire, qui ont passé le permis chez Manoukian…).

On sent sur ce disque (réalisé par Alain Cluzeau) Clio bien plus à l’aise que lors de ces premières scènes, phrasé plus affirmé et accompagnement autre que sa seule guitare (le piano va bien à ses chansons). On sent parfois même quelques sourires traverser ses vers insolites, c’est dire. C’est tout doux, des images, quelques émotions, des idées jetées sur le papier, phrases bien tournées, des personnages esquissés, peints, dépeints, brossés (surtout Simon, qui sent mauvais tant qu’elle hésite à l’embrasser). C’est une chanson d’équilibriste et de mécanicien, qui effleure les sens, dessus dessous, tactile, qui nous touche du bout des doigts, avec ou sans gouache, à fleur de peau ou de pinceau. C’est nature, sans trop de sophistication et, pour tout dire, assez épatant, réjouissant. Une « petite voix » comme il y en a tant dans la chanson, sauf que les propos de celle-ci sont tout sauf banals. Il y a chez Clio un petit côté « Vincent Delerm » (l’écriture, les noms, les références culturelles…) en nettement moins urticant. Ainsi ce Eric Rohmer est mort (« et moi j’en veux encore / de ces amoureux / dans le train de banlieue ») que Clio se permet de graver deux fois, la seconde prise étant en bout de pistes un duo avec le – pour le coup fantaisiste – Fabrice Luchini : ça pourrait plaire aux radios si toutefois elles ont gardé – va-t-on savoir – des programmateurs de goût (j’en doute). Pour le prochain album je suggère le duo Renaud Clio.                           Nos Enchanteurs

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MAGGY BOLLE

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Maggy Bolle à Aurillac chante sous un chapiteau au parc des Ramiers. Besoin de prendre un bus pour y aller. Si on était mauvaise langue on pourrait imaginer que la chanson, à Aurillac, est laissée un peu à l’écart, positionnée dans des lieux plus éloignés. En tout cas Maggy Bolle, Chanson réaliste et décapante, constitue le quatrième concert de cette journée, une journée qui me permet de passer le cap des cent cinquante concerts de l’année. Une journée qui aurait pu être galère seul mais que l’organisation en équipe d’Hexagone a transformé en journée total plaisir. J’ai proposé le programme et j’essaie d’écrire ; David m’accompagne, s’occupe des photos et boit des coca light ; Flavie a choisi le restaurant pour après ce dernier concert. Maggy Bolle (eh oui si on parlait un peu de l’artiste !) je l’ai connue en écoutant l’excellente émission radiophonique Jambon Beurre concoctée par Patrick Boez qui en a fait un peu son (sa ?) chouchou ces derniers mois.

Je découvre sous le chapiteau une artiste de scène, souriante et enthousiaste, qui déploie une belle énergie, avec son petit accent du Jura. Son répertoire décrit une bonne part de portraits bien sentis avec Requiem  la caricature del’homme décrit par sa compagne, avec La connasse d’en face pour la voisine qui pourrit la vie, avec Mémé pour l’aïeule qui fait un peu pareil, avec une personne très âgée et quasi nymphomane. On ressent la volonté de rythme et d’échange avec le public. Elle reprend une partie de C’est pas l’homme qui prend la mer de Renaud et Robert et Cathy de Sttellla dont elle fait chanter une partie du refrain « Salope » et « Connard » par les hommes et femmes du public.  J’ai grandement apprécié une nouvelle chanson, plus engagée, qui met en opposition le monde telle qu’elle l’a rêvé et celle qu’elle retrouve à la télé et au quotidien. Maggy est bien accompagnée par son guitariste contrebassiste choriste compère Maxsou au visage jumeau du pianiste chanteur toulousain Lucas Lemauff. Dans l’assemblée un petit groupe de « fans » connaissaient et reprenaient souvent les textes. Et pour Hexagone, après ce mini marathon de quatre concerts en neuf heures il était temps d’aller se restaurer avec les spécialités culinaires du Cantal. Hexagone 

Il y a des soirs, comme ça, à ne pas manquer. Il y a juste à se laisser entraîner. Samedi 21 mars, Maggy Bolle sera à la salle polyvalente de Larnod pour présenter son troisième et nouvel album « T’as vu la vierge », quinze titres dont elle a écrit textes et musiques.

Alors que sa tournée a commencé début mars et ne se terminera qu’en octobre, elle fait une halte bienvenue dans la commune. Et comme d’habitude, elle aura l’âme partageuse, comme sur son dernier album, où elle a convié Clotilde Moulin, sa partenaire des Cancoyote girls ou la violoncelliste Camille Momper.

De sa collaboration avec la première sont nées « Rendez-vous au prochain macchabée » et une reprise d’un hymne à la liberté, « Les oiseaux de passage », de Brassens. Camille Momper, rencontrée sur les routes, intervient sur « Au nom du cœur », une invitation au don d’organes et sur ‘’Je m’suis promenée dans la vie ‘’.

Sur la scène de la salle polyvalente de Larnod, Maggy Bolle sera accompagnée de Maxime Tritschberger. Les deux se sont rencontrés il y a un an. Et ne se quittent plus guère. À la guitare, à l’accordéon ou à la basse, l’alsacien a participé aux quinze morceaux de l’album et enchaîné avec la tournée.

Il y aura aussi tout l’univers de la chanteuse : la nostalgie du temps qu’on ne prend pas assez, les amours monotones, la bonne humeur, la poésie, une « Bernadette » très rock qui fait son business avec la religion à Lourdes ou ailleurs. Ou « la connasse d’en face » celle qu’on a pu tous connaître un jour et qui nous a donné envie de déménager.

Il y aura enfin, surtout, la générosité bien accrochée de Maggy Bolle, celle qui chante tout haut ce que tout le monde pense tout bas. L’Est Républicain

Vendredi 5 mai 2017 20h30   Centre Culturel Robert Henry          

Vendredi 5 mai 2017 15H00   A la Cave à Bernard

                      HOMMAGE A BARBARA    

Claude FEVRE  et Dora MARS

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en avant-première le film ‘’Bernard Dimey, entre refrains et alexandrins’’

                                           

                          en présence du réalisateur Dominique Regueme

                             co-production Real Productions et France 3

Le réalisateur nous propose un film personnel avec un point de vue affirmé. Il évoque l’œuvre de l’artiste sous ses différents aspects : l’écrivain sans concession en situation d’échec, le parolier à succès, le poète et interprète singulier. Car l’essentiel de l’œuvre de Dimey réside certainement dans  l’originalité de sa poésie et la force de son interprétation. Il est le seul artiste à avoir rempli des salles de spectacles comme l’Olympia dans les années 1970 en récitant des poèmes en alexandrins ! Dominique Regueme a su également, avec habileté et sensibilité, rechercher l’homme derrière l’artiste. Au delà des clichés de poète maudit et alcoolique, il a su montrer ses failles, ses frustrations, ses échecs, ses peurs et ses angoisses. Autant de sentiments que l’on retrouve dans les textes de Dimey que le réalisateur nous donne à lire et à entendre au fur et à mesure qu’il nous fait découvrir la personnalité de l’artiste.

 

Le talent de Bernard Dimey est immense, sa personnalité est complexe. Dominique Regueme nous fait ressentir cette dualité avec justesse avec des allers-retours subtils entre Nogent et Paris : l'adolescence puis la vie d’adulte, l'échec et le succès, l’homme et l'artiste. Il a su éviter le simple portrait pour poser la question de l’héritage de Dimey que certains artistes considèrent avec pertinence comme l’un des pères du slam. Nous avons approché Olivia Ruiz et Claire Taïb pour témoigner de cet héritage. Charles Aznavour et Francis Lai témoigneront eux des moments partagés avec l’artiste, des moments parfois hauts en couleur… Yvette Cathiard, la dernière compagne de Bernard Dimey, et Dominique Dimey, sa fille, apporteront leur regard intime sur l’homme qu’il était. D'autres témoignages interviendront dans ce film : Philippe Savouret et Francis Couvreux (des passionnés) et Philippe Meyer (journaliste).

 

 BRUNO FLORENTIN 

Vendredi 5 mai 2017 11h00   Centre Culturel Robert Henry

Claude Fèvre à la lecture,

Dora Mars à l’accompagnement musical

(piano, melodica, thérémine, voix),


font revivre l’enfant de la guerre, l’adolescente qui découvre

avec exaltation le piano puis la chanson,

la femme qui chante,

l’artiste exigeante et passionnée

qui se met à écrire ses mémoires

pour mieux supporter le deuil de la scène...

« C’est au début du printemps 1997 que Barbara commença l’histoire du piano noir, celle de son intense vie de nomade, de «femme qui chante». Lorsqu’elle nous quitta si brutalement, dans l’après-midi du 24 novembre de la même année, elle n’avait encore rédigé que quelques versions [...] d’un récit suivi, très inachevé [...] Fallait-il publier ces textes... ?» s’interrogent dans la préface de ses Mémoires Interrompus, ses frères, Claude et Jean, et sa sœur Régine.