festival Bernard Dimey

Site de l’association Bernard Dimey • Nogent  (Haute-Marne)

Accueil      Le festival        Concerts        L’association       Les statuts       On l’a fait        Liens       Contact    

 

Essai


l’avis de Juliette qui

signe la mise en scène


Lorsque les garçons, entre deux caisses, m’ont fait part de leur idée d’un spectacle basé sur des reprises de «chansons de filles» j’ai sauté au plafond d’enthousiasme !

Car si la chanson au masculin a été sans aucun problème naguère chantée par des femmes, si certaines ont pu en faire des chefs d’œuvre (Catherine Sauvage avec Ferré, Juliette Gréco avec Brel) la plupart du temps, il était assez ridicule d’entendre des voix féminines suggérer des émois proprement masculins !

Du moins cela nous semble, aujourd’hui, assez ridicule. Aujourd’hui, les artistes féminines ont un peu plus de facilité à se faire entendre dans leur diversité, et leurs propos légitimes ne sont plus édulcorés. (Jeanne Cherhal, par exemple, «douze fois par an»!)

Il est tout à fait passionnant d’entendre ce que j’appellerai le «propos féminin» repris, tel quel, par des garçons on-ne-peut-plus garçons ! Entendons-nous : nous n’allons pas jouer sur l’ambiguïté sexuelle, qui n’a en l’occurrence aucun intérêt, apportant à l’idée même d’une chanson proprement féminine une trop facile et injuste caricature. Non, ils ne vont pas commencer à minauder, à prendre des poses, à singer l’idée commune des attitudes prêtées à toutes les femmes. Ils vont porter le propos féminin, l’interroger, s’en moquer peut être, l’égalité le suggère ! Ils vont aussi reprendre des chansons chantées par des femmes, écrites pour des femmes... par des hommes !

Avec tout ça, comment voulez-vous que nous ne lorgnions pas sur les questions autour du genre, ce concept qui fait si peur autant qu’il est méconnu, déformé, simplifié sans doute parce qu’il est nouveau, certainement libérateur et tout à fait politique !

Bref, ce sous-texte, très intello et très moderne, n’empêchera pas non plus nos quatre gaillards de rigoler, d’être banals, d’être bateaux, d’être baba ! Car, il faut le dire, les filles, ces garçons-là les aiment. Leurs secrets, leurs mystères et tout le bataclan.

Ils voudraient bien savoir d’où vient et où va le frisson qui parcourt la peau de leurs amantes. Vont-ils le découvrir dans cette aventure, entre les lignes de musique ? Moi, j’ai un début de réponse, car après tout, sous la peau d’un garçon ou celle d’une fille, c’est ce frisson qui fait les chansons !

JULIETTE

Bravo !

Entr2 Caisses

Sous la peau des filles

Co-réalisation Association Bernard Dimey-Nouveau Relax

Lu dans la presse

Entre 2 Caisses se glisse sous la peau des filles 
Faut-il encore présenter ces chantistes amoureux du verbe, de la mélodie, de la déconnade et des textes décapants ?
Familiers des Bains-Douches de Lignières, il n’est pas étonnant qu’ils y soient actuellement en résidence pour nous concocter un spectacle assez inattendu dont le titre un peu coquin, Sous la peau des filles, attise notre curiosité (ce titre est celui d’une chanson de Michelle Bernard créée spécialement pour ce spectacle). Car nos lascars aux voix puissantes et graves nous avaient jusqu’alors fait voyager dans un univers plutôt viril, leur répertoire faisant jusqu’alors miel essentiellement de textes d’auteurs masculins parmi lesquels Leprest, Sarclo, Morel (Gérard), Couté et Semal. Et les voici les voilà qu’ils nous proposent tout un spectacle composé de textes écrit par des femmes et pour des femmes !
Des mots d’hommes dits par des femmes ça n’étonne personne (la grande Gréco avec Ferré, et tant d’autres interprètes de Brel, Ferrat, Prévert…). L’inverse est un vrai challenge. Les mots de femmes font-il résonance dans des voix et des corps d’hommes ? Comment se déclinent des sensibilités féminines ? Quels en sont les points communs ? Les émotions sont-elles universelles ? L’amour, les caresses, la sexualité, la famille, se chantent-ils ou s’enchantent-ils de la même façon ?






Comment ne pas tomber dans le ridicule ou dans la caricature ? Comment surtout se reconnaitre en se glissant sous cette peau qui fait si peur tant elle est différente ? Mais, au fait, est-elle si différente ? Quel trouble naîtra de cette immersion dans un monde féminin, tant pour nos quatre chantistes que pour le public futur ? Autant de questions que ces grands garçons se posent en habitant ces chansons choisies avec le soin qu’on leur connaît.
Une fois de plus, nos quatre gars ont fait appel à l’autre grande Juliette, la toulousaine, pour les mettre en scène et en écrire le livret. On ne change pas une équipe qui gagne ! Pour ce nouveau pari le choix est des plus judicieux, d’autant que Leïla Cukierman les assiste de son  fidèle regard complice.
De cette recherche artistique, émergent des thèmes, des époques, des genres et des sensibilités différentes. Des auteures telles qu’Anne Sylvestre, Melissmell ou Françoise Hardy se côtoient pour notre plus grand plaisir. Le tout servi par des musiciens hors pair et des « choeurs à coeur » battants. Explorant cet éternel féminin à Lignières lors d’une répétition publique, Dominique Bouchery, Bruno Martins, Jean-Michel Mouron et Gilles Raymond nous ont convaincus : entre rire, poésie, dérision et bonne humeur, tendresse et mélodies se conjuguaient au masculin.
Ajouté par Marie Roosen le 10 octobre 2015
http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/author/marie-roosen/shapeimage_3_link_0

Avant de quitter la page

Entre 2 Caisses «Tous les proverbes »

Allain Leprest Loïc Lantoine - JeHan

10 mars 2016, au nouveau Relax. En fait non, recommençons... La soirée avec Entre 2 Caisses, E2C pour les alchimistes ou tout simplement les Caisses pour les intimes, a réellement commencé le 9 mars avec un apéritif dinatoire réservé aux bénévoles de l’association. Les quatre gaillards  ou garçons (dixit Juliette) étaient là; Mam’zelle Suzi, notre fil rouge pour le festival 2016 aussi et les Snics-Fous (quel nom et c’est bien mérité !) qui viendront eux aussi pousser la chansonnettes lors des troisièmes mi-temps festivalière. L’apéritif et les petits-fours avaient été préparés par la joyeuse bande de bénévoles....

Tout le monde est allé se coucher tôt, pour être en forme pour la soirée du lendemain...

La salle était bondée, liste d’attente, sourire mine des jours de fêtes pour les uns et défaite pour ceux qui n’avaient pas réservé.

Les “chantistes” comme ils aiment à s’appeler ont emmené le public dans ce spectacle extraordinaire. Une soirée de rêve.
Nous y reviendrons.