festival Bernard Dimey

Site de l’association Bernard Dimey • Nogent  (Haute-Marne)

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" Avec ce nouvel album Marie d’Épizon perpétue un style où la richesse du vocabulaire supporte la comparaison avec les plus grands auteurs francophones. L’album "Bleu Nuit" traduit la sensibilité d’une musicienne qui dénonce les maux de la société par une poésie délicate et sensuelle.(...) Ce cd ne peut que ravir les amateurs de poésie et les amoureux de la langue française. "

                               Patrick Quercy – Le Journal de la Haute-Marne



Marie d'Épizon est comme dentellière de la chanson, voix douce et fluide, presque aérienne, une douceur ventée de superbes mélodies et des textes délicatement brodés, ourlés. C'est séduction, rare enchantement où l'auditeur se love dans des mots soyeux dont les notes ingénieuses trouvent l'équivalent. Aux situations humaines elle mêle les éléments, les choses de la nature, en des chansons qui parfois font songer à des pastels : « Y'a des pensées pinceaux qui viennent à dessein... »"

Michel Kemper - Nos Enchanteurs


"Des chansons écrites avec une plume trempée dans la littérature, des lignes mélodiques tracées au cordeau... Marie d'Épizon n'a plus qu'à prêter sa voix et ce n'est pas la moindre des réussites: gracile, facile, énonciatrice de sens poétique et noueuse de rêverie... Certes la facture est classique et l'écoute sollicitée : voici de la chanson d'auteur ! Marie d'Épizon polit l'art de la chanson comme la vague les galets sur la plage. à découvrir pour sa sérénité lumineuse."

Claude Frigara - La Gazette de Montpellier


"La sincérité et la grâce avec lesquelles elle sert et habite des textes bien choisis ainsi que la complicité palpable qu'elle entretient avec son musicien, forcent l'adhésion d'un auditoire sous le charme et redonnent au rôle de l'interprète ses lettres de noblesse..."

                                                                                  Le Midi Libre



"Marie d’Épizon c’est une voix radieuse et limpide, une voix au service de textes poétiques, qui manie tour à tour la tendresse, l’émotion, l’ironie, l’espièglerie comme la résistance à certaines dérives de nos sociétés modernes, mais toujours avec beaucoup d’élégance et une force des plus convaincantes. A son propre répertoire, elle ajoute des chansons de Michèle Bernard, Allain Leprest, Jean-Michel Piton, Bernard Joyet, qui viennent confirmer l’adhésion à une certaine catégorie de chanson, celle de l’intelligence, de la poésie et de l’engagement. "

Montpellier Info

Jeudi 4 mai 2017 20h30     Centre Culturel Robert Henry

YVETTE

THERAULAZ

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Barjac 2013 : la Femme, fertile terreau de Théraulaz

C’est comme avant les infos, les cours les cours de la bourse : « C’est l’instant  qu’on attend / Dehors ça bouge lentement / On espère on redoute / On bouge plus on écoute / ça y est la porte est ouverte / ça se bouscule… » Bon, on vous résume la chanson (de Ricet-Barrier) : les spermatozoïdes, mus par je ne sais quel va et vient, concourent pour la course à l’ovule, leur mât de cocagne. Attention ! il n’y aura qu’un seul gagnant. Et… la lauréate est… Yvette Théraulaz !

Ça c’est au tout début. A l’autre bout, il y a collection de pleurs, vrais ou simulés, avant la mise en terre. Les vers commencent dès lors leur office, à voler la vedette, à bouffer la Théraulaz : s’ils sont douze, ce sont des alexandrins.

Entre les deux bouts, une vie. Une vie de femme, de forcément salope car féministe.

Nous sommes en 1947. « C’est un garçon ? » « Euh, pas tout à fait… » « Bon, on f’ra avec, dit le papa. » Bienvenue en ce monde !

Les biberons, les langes qu’on nettoie, les premiers pas… On ne voit pas le temps passer, nous dit Ferrat. Ça et l’éducation, forcément rigide, pour le bien de cette gamine : « Une fille qui jure, c’est comme une rose qui sent l’oignon », « Il faut savoir réfréner ses désirs », « Si tu tombes enceinte c’est direct la maison de correction »… Effroyable carcan de principes hors d’âge à l’usage de jeunes filles crucifiées avant l’heure sur l’autel des grands principes : « T’as le diable au corps, chasses-le ! »

C’est l’autobiographie d’une féministe, dans son exacte chronologie, dans le délire d’une éducation castratrice, d’ahurissants préjugés, de régressions, de petits et grands combats, du refus d’une modeste tâche au manifeste des 343 salopes.

Yvette Théraulaz est chanteuse et actrice. Elle est femme surtout, témoin de décennies de luttes, en France comme en Suisse, pour le respect, pour l’égalité. Ce spectacle-là, c’est ça, c’est le récit, illustré de chansons, de ce combat toujours remis sur le métier, jamais tout-à-fait gagné. Théraulaz n’a certes pas un grand velouté de voix mais on s’en fout. Prodigieuse personnage de scène, elle campe à elle seule la lutte de femmes, avec un talent surnuméraire, une verve rare. Ça fuse sans temps mort, sans répit. Théraulaz fait chansons de tous bois : de Sabine Paturel (Les bêtises) à Barbara, de Jacques Brel à julien Clerc ! « Je veux être utile / A vivre et à chanter. »

Est-ce récital ? Non. Est-ce pièce de théâtre ? Pas plus… C’est une femme qui, au soir de sa vie (« De chrysanthèmes en chrysanthèmes, j’arrive » nous chante-t-elle), fait bilan, fait retour sur le passé, consigne l’Histoire, travaille nos mémoires. Tout ce qui oppresse la femme est ici, parfois dans l’humour – un rire jaune – souvent dans la dénonciation par l’exemple, le crachat.

On ne sort pas indemne d’un tel spectacle. Ici, à Barjac, on ne savait plus Théraulaz, qui elle était, ce qu’elle faisait, on ne savait pas ce spectacle-là. On s’attend au récital d’une vieille vedette de retour, bien configuré chanson aux intéressantes rimes, et on a ça : ce brûlot, ce bûcher aux flammes vives, incandescent, lumineux, prodigieux. Théraulaz est la gigantesque artiste d’un art majeur, qui, deux heures durant, refait l’Histoire, la commente, l’illustre, la chante, qui rend hommage, qui rend fierté à le Femme.

Une chanson, en fin de spectacle, en fait presque résumé par l’évocation d’une femme, une autre : Vanina, de Véronique Pestel. Ce n’est pas forcément le grand moment de ce spectacle, qui en a tant, simplement une chanson de dignité, de combat : la vie d’une femme debout envers et contre tout. On a l’impression que toute cette mise en scène n’a été créée que pour en arriver cette chanson-là, à célébrer l’exemplaire et quotidienne vie d’une femme. Vanina ou Théraulaz, et  toutes les autres, sont le terreau d’un combat toujours en cours, toujours recommencé.

Cette soirée fut une soirée majeure, un grand moment. La Théraulaz est formidable artiste. Merci de nous l’avoir fait savoir.

Nos Enchanteurs

Marie d’Epizon

Comédienne et chanteuse, Yvette Théraulaz est une artiste incontournable de la scène artistique helvète.
Elle viendra nous présenter Les années, un spectacle irrésistible et original mêlant théâtre et chansons.
« Un récital comme une histoire, avec ses chansons alternant humour et dénonciation. Un chemin de vie, traversé d'émotions et de révélations. Elle a cette fougue, cette entièreté, cette sensibilité à fleur de peau qui font qu'on l'aime éperdument. Yvette Théraulaz, chanteuse et comédienne, femme avant tout et humaniste avec cette bonté qui n'appartient qu'à elle, évoque ses petits et grands combats, ses amours, ses ruptures… Un récital de Sabine Paturel à Barbara, de Jacques Brel à Julien Clerc, comme un hymne à la vie ! L'artiste, sincère et bouleversante, fait passer le public du rire aux larmes. » Le Temps

C'est l'autobiographie d'une féministe, dans son exacte chronologie, dans le délire d'une éducation castratrice, d'ahurissants préjugés, de régressions, de petits et grands combats, du refus d'une modeste tâche au manifeste des 343 salopes... Le Comtois